Cette sculpture représente un Christ aux liens en bois du XVIIème siècle. Ce travail flamand est en lien direct avec l’art de l’est de la France pratiqué à cette époque, et que l’on peut mettre en lien avec les artistes de Saint-Germain-des-Prés à Paris (artistes souvent flamands, naturalisés français par le Roi). La sobriété et la force qui émanent de ce travail traduisent la tragédie vécue par le protagoniste à ce moment de son histoire [hauteur 45cm]
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Épisode de la Passion, Le Christ de pitié. Après avoir interrogé Jésus, Pilate se lava les mains, fit relâcher Barabbas et s’inclinant devant le jugement populaire livra Jésus aux soldats de sa garnison pour qu’ils officient tel que le voulait la loi romaine. Les Évangiles nous indiquent comme suit cet épisode : « Il (Pilate) livra Jésus, après l’avoir fait flageller, pour qu’il soit crucifié »[ Matthieu (27,26) Marc (15,15) et Jean (19,1)]. Jésus est alors accroché à une colonne où ils le flagellent avec des fouets munis de morceaux d’os et de pointes de plomb. Après la flagellation Jésus reste attaché à la colonne et attend l’heure de son supplice. Cette iconographie va être très employée du XIVème au XVIIème siècle privilégiée par les mouvements « radicaux » chrétiens tel que les protestants ou les jansénistes comme moyen de véhiculer un message de contrition en opposition à l’opulence de la papauté. |